Working paper, Affaires sociales, mai 2013 L’innovation sociale est le nouveau mantra dans les services sociaux et les institutions européennes. Depuis les années 1990, il a été reconnu que l’innovation peut être aussi sociale dans un contexte de fragilisation de l’État-providence qui se trouve de plus en plus dans l’incapacité de répondre aux nouveaux besoins des citoyens. Une innovation sociale se doit de concevoir une réponse nouvelle à des problèmes non résolus ni par l’État ni par le marché. Elle peut avoir une action dans de nombreux domaines appartenant aux services sociaux : santé, éducation, l’emploi, etc avec comme idée directrice l’ « empowerment » des usagers et des bénéficiaires du service. Une innovation sociale doit aussi être un moyen d’efficacité, notamment en termes de coût, ce qui peut conduire à des effets pervers tels qu’un désengagement accru des pouvoirs publics dans certains services sociaux.
Les marchés publics sont aujourd’hui au cœur de l’actualité européenne avec l’adoption prochaine d’une nouvelle série de directives qui vise à simplifier et à moderniser le droit communautaire en la matière. Les marchés publics sont l’un des secteurs où l’impact du droit communautaire sur le droit national est le plus perceptible. C’est pourquoi, Pour la Solidarité publie un nouveau working paper qui tente d’appréhender le rôle des clauses sociales et environnementales dans les marchés publics et l’impact des textes communautaires dans les politiques nationales en la matière.
Les innovations sociales, phénomènes anciens mais seulement valorisés depuis quelques dizaines d’années, permettent à nos sociétés et leurs citoyens d’ensemble créer de l’emploi, participer à une croissance durable ou encore renforcer la compétitivité de façon créative et humaine. Dans un contexte où l’actualité socio-économique est très souvent présentée en des termes négatifs, l’innovation sociale apparaît donc comme une bouffée d’air frais qui mérite d’être mise à l’avant.
En Belgique, la proportion des 0-14 ans a diminué, alors que la proportion des plus de 65 ans a augmenté. Ainsi, entre 1970 et 2007, la proportion des 0-14 ans est passée de 23,7 à 17,0 % et la part de la population âgée de 65 ans et plus est passée de 13,3 % en 1970 à 17,1 % en 2007. Le taux de dépendance démographique des personnes âgées augmente donc, comme ailleurs en Europe. Il est passé de 21 en 1970 à 26 en 2007 et devrait avoir doublé par rapport à 1970 à l’horizon 2050