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Entre entreprise sociale et classique : se co-inspirer pour un égal accès aux postes à responsabilité

Études & Dossiers
Novembre 2015
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L'une des principales activités du projet européen « Gender Balance Power Map » consistait à réaliser des études qualitatives comparant l'accès des femmes aux postes à responsabilité en entreprises classiques et sociales dans six États membres de l'Union européenne. Dans la présente étude nationale, POUR LA SOLIDARITÉ revient sur la situation en Belgique.

En 2015, PLS a réalisé deux études de cas : l'une dans une entreprise « classique », l'autre dans une entreprise sociale, chacune employant moins de 65 salarié-e-s. La présente recherche révèle que les deux entreprises invitent les femmes à occuper des postes de management direct ou intermédiaire. Les postes les plus hauts sont toutefois largement dominés, sinon exclusivement occupés, par des hommes.

Les résultats montrent clairement que le cadre législatif national n'a aucun impact sur les petites entreprises. Le manque de ressources (manque de temps, d'argent, de service RH formel, etc.) est, par ailleurs, un important facteur entravant le développement de programmes de détection des talents ou la mise en place de politiques d'égalité des genres.

Bien que les deux types d'organisations aient des cultures d'entreprise très différentes (culture sensible aux questions de genre dans l'entreprise sociale ; approche non-différenciée dans l'entreprise classique), les deux organisations tendent à reproduire des stéréotypes de genre de manière inconsciente.

La petite taille des organisations joue toutefois un rôle important dans la mise en place d'un large éventail d'arrangements formels et informels pour aider les femmes à atteindre leurs objectifs professionnels tout en conciliant vie privée et vie professionnelle.

 


Cette publication a été réalisée avec le soutien de l'Institut pour l'Égalité des Femmes et des Hommes.
 
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n 2015, PLS a conduit une recherche qualitative sur base d'un échantillon de 25 organisations comprenant différents types d'entreprises, des syndicats, des ONGs internationales et locales, des chercheurs, des pouvoirs publics et des réseaux d'entreprises.

La présente recherche révèle un engagement très faible des entreprises dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Pourtant, le monde de l'entreprise subit certaines conséquences de ces violences : il est estimé qu'en Belgique, la violence conjugale coûte 439 millions d'euros par an, dont 288 millions proviennent de pertes de production.

Plusieurs raisons peuvent expliquer ce manque de réaction de la part des entreprises : manque d'information, manque de données statistiques sur l'impact économique que les violences faites aux femmes ont sur les entreprises, absence de formations à détecter les victimes pour les personnels de l'entreprise, problème de confidentialité, etc.

Toutefois, le travail de terrain et l'organisation d'une matinée de travail a permis d'identifier des recommandations pour impliquer plus avant les entreprises dans la lutte contre les violences faites aux femmes commises en dehors du lieu de travail.

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