Le projet européen a besoin de social ! TÉLEX POUR LA SOLIDARITÉ de mars

Newsletter institutionnelle - Télex
Mars 2019

Le projet européen a célébré ses 60 ans en 2017. Si au moment de la signature du Traité de Rome (1957) personne n’aurait imaginé que cette collaboration perdure et se déploie dans le temps, le projet européen fait aujourd’hui face à une crise de légitimité dont les conséquences à la veille des élections font froid dans le dos.
 

Pour combler l’euroscepticisme ambiant, les instances européennes pourraient s’inspirer de la petite communauté germanophone de Belgique dont le parlement a décidé lundi dernier à l’unanimité d’institutionnaliser la participation citoyenne au travers d’un conseil citoyen composé d’individus tirés au sort chargé de formuler des recommandations transmises aux élus.

Ce serait méconnaître les tentatives européennes qui dès 1992 avec le traité de Maastricht instaure la citoyenneté européenne pour consolider la légitimité européenne. Quelques années plus tard, en 2007, le traité de Lisbonne inscrit pour la première fois au monde la démocratie participative aux côtés de la démocratie représentative et installe de nouveaux outils : les initiatives citoyennes européennes (ICE) et les consultations citoyennes.
 

Si cette noble ambition est à saluer, ces instruments présentent des obstacles en termes de nombre de signatures à atteindre pour se faire entendre et surtout de détournement au profit de lobbys qui utilisent leur capacité de réseautage que les citoyen.ne.s ne possèdent pas.

Pour PLS, sans une véritable politique sociale européenne, aucune citoyenneté européenne ne pourra émerger. Et un Socle européen des droits sociaux non contraignant pour les États membres ne suffira pas ! Seule la construction d’un modèle social au service de l’intérêt collectif défendu par des institutions qui garantissent nos droits et dans lesquelles nous pourrons toutes et tous avoir confiance infléchira la profonde crise que traverse notre Europe !

Au boulot !

Solidairement vôtres,

Françoise Kemajou et Denis Stokkink

Contact: 

Denis Stokkink