Bannière publication affaires sociales

Vieillissement et TIC

Notes d'analyse
Novembre 2008
Version PDF

Notes d'analyse, Affaires sociales, novembre, 2008

L'évolution démographique pose de grands défis à l'UE. L'allongement de l'espérance de vie et le faible taux de natalité dans les pays Membres ont des conséquences importantes, tant sur le plan économique que social. Pour pallier des problèmes comme la dépendance liée à l'âge, l'UE propose, entre autres, de promouvoir le développement et l'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC).

La Commission considère celles-ci comme une nécessité sociale et une opportunité économique :
Les TIC peuvent aider les personnes âgées à améliorer leur qualité de vie, à rester en bonne santé et à vivre plus longtemps de manière autonome. Des solutions novatrices sont trouvées pour remédier aux problèmes liés à la mémoire, à la vue, à l'ouïe et à la mobilité, très répandus chez les personnes âgées (45% des personnes âgées de 75 ans et plus éprouvent des difficultés à accomplir les actes ordinaires de la vie.). Les TIC permettent également aux personnes âgées de continuer à travailler ou de rester actives dans leur communauté. L'expérience et les compétences qu'elles ont accumulées constituent une ressource considérable, notamment dans la société de la connaissance. [...] Les TIC contribuent à rendre plus efficaces la gestion et la fourniture des soins de santé et des services sociaux, à élargir les possibilités de prise en charge par la communauté et de vie en autonomie et à renforcer l'innovation en matière de services. Les TIC offrent des avantages considérables pour l'économie et la société en général.

Si les TIC ne constituent pas la solution miracle du vieillissement, elles ont au moins la potentialité d'alléger le fardeau des « générations pivots » ainsi que d'assurer plus d'autonomie et une meilleure qualité de vie dans la vieillesse, tout en pouvant contribuer à la croissance économique de l'UE.

Le contexte est celui de la stratégie de Lisbonne , qui vise à faire de l'Europe l'économie de la connaissance la plus compétitive, mais également à réformer le système social européen afin de lutter contre l'exclusion sociale et de parvenir à plus de cohésion sociale, ainsi qu'à une société de l'information pour tous (eEurope).