Midi de la Solidarité : Dialogue Interculturel - Késako ?

Mercredi, 16 Avril 2008
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Le 16 Avril 2008, lors du Midi de la Solidarité organisé par Pour la Solidarité , Françoise Pissart, directrice de la Fondation Roi Baudouin et Christine Kulakowski, directrice du Centre Bruxellois d’Action Interculturelle ont apporté un éclairage sur le concept de dialogue interculturel au regard des différents projets et études menés par ces deux structures belges connues et reconnues.

Le 16 Avril 2008, lors du Midi de la Solidarité organisé parPour la Solidarité , Françoise Pissart, directrice de la Fondation Roi Baudouin et Christine Kulakowski, directrice du Centre Bruxellois d’Action Interculturelle ont apporté un éclairage sur le concept de dialogue interculturel au regard des différents projets et études menés par ces deux structures belges connues et reconnues. Elles ont, tout d’abord, tenté de définir le concept. Le dialogue interculturel s’inscrit dans l’ espace et dans le temps car le concept évolue en fonction des contextes historique, géographique et politique. Il peut être décomposé comme un phénomènesociologique , un phénomène politique (forme de combat contre la xénophobie, la ségrégation, le communautarisme, la discrimination) mais aussi comme une démarche pédagogique de remise en question de nos modes de pensée, de notre façon d’approcher l’interculturel. La notion de « dialogue » a aussi été interrogée, elle signifie, en effet, « contact et discussion entre deux parties à la recherche d’un accord, d’un compromis », elle sous-entend donc qu’il puisse exister un différend. L’approche de la Commission européenne a été jugée résolument positive, considérant le dialogue interculturel comme un acquis. La DG Culture et Education, en charge de l’organisation de l’Année Européenne du Dialogue Interculturel, reconnaît à la culture et aux arts la capacité de lutter contre l’intolérance. La Communauté Française de Belgique a, elle, mis l’accent sur les droits civiques, économiques, sociaux ainsi que sur le concept d’identité plurielle. Le dialogue interculturel ne peut être réduit à la variable culture (langue, territoire, religion), il doit faire intervenir des dimensions d’âge, de genre, de statuts, d’idéologies(croyances, convictions)... Par ailleurs, il faut prendre en compte la diversité des migrations , si l’on ne veut pas dénaturer le concept de dialogue interculturel. Cette diversité implique des inégalités et des différences de situations, l’existence possible de conflits entre majorité et minorités, entre différentes générations d’immigrés, entre des personnes et groupes issus de migrations de statuts différents. Ainsi, l’Année Européenne du Dialogue Interculturel ne doit pas seulement être l’occasion de réunir les acteurs et organisations déjà sensibilisés à ce concept, les acteurs cosmopolites qui ont les connaissances et les aptitudes nécessaires au respect et à la maîtrise d’un environnement ouvert et complexe. Cette année doit être l’occasion d’intéresser les populations maintenues à l’écart de cette réflexion . Un dialogue suppose des locuteurs égaux qui aient la volonté de parler ensemble. Un cadre(concertation locale, formation, action de quartier, activité artistique ou sportive...) doit être organisé, un objectif commun doit être donné et un désir commun de dialoguer doit être suscité afin de réaliser un véritable dialogue interculturel. À l’occasion de l’Année Européenne du Dialogue Interculturel, Pour la Solidarité a produit trois working papers , ils sont en ligne sur le site de Pour la Solidarité , dans la section « Publications ».

Contact: 

Denis Stokkink

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