L’auto-discrimination à l'emploi en Belgique - Interview dans HR.square

Vendredi, 13 Mai 2016

En Belgique, l’écart entre le taux de chômage des nationaux et celui des étrangers est l’un des plus élevés d’Europe. L'intériorisation des discriminations subies par les personnes étrangères s'avère être un obstacle de taille. Dans un article du HR.square, magazine dédié à la GRH, Denis Stokkink revient sur ce phénomène peu connu de l’auto-discrimination. 

La peur d’être confronté à des situations de discrimination entraine certaines catégories de personnes à intérioriser, voire même anticiper les discriminations. L’auto-discrimination qui en ressort est une manière de se protéger face à ces situations inconfortables.

PLS, dans une étude exploratoire menée en 2015 en collaboration avec le CeMIS de l’Université d’Anvers et éditée par la Fondation Roi Baudouins'est focalisé sur les différents aspects entrainant ce type de comportement. Celle-ci a été menée auprès de jeunes (18-30 ans) immigrés ou perçu comme tels en Belgique et de personnes évoluant dans les secteurs de l’insertion professionnelle. 

Denis Stokkink, qui a dirigé cette étude, explique l’importance de conscientiser les responsables RH à ce phénomène étant donné les implications significatives que cela entraine en matière d’insertion professionnelle. Selon lui, « le meilleur moyen de lutter contre les discriminations consiste à opérer de la discrimination positive ». Il cite le projet Mentor U comme modèle à suivre dans l’accompagnement des jeunes demandeurs d’emploi sur le marché du travail. Il constate que ce type d'outils, permettant l'insertion professionnelle, reste cependant trop peu utilisé par les entreprises

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